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Bénin : Deux mandats maximum pour le président

Le Parlement béninois a adopté vendredi la révision constitutionnelle qui prévoit qu'un président ne pourra pas faire "plus de deux mandats dans sa vie". Une révision qui devrait servir de modèle, notamment à la Rd Congo, où les interprétations de la loi fondamentale ont permis à l'ancien président de prolonger indûment de deux ans son dernier mandat.

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La nouvelle Constitution apporte une précision en indiquant que “le Président de la République ne peut faire plus de deux mandats dans sa vie”. L’ancienne formulation évoquait un mandat renouvelable une fois.

La loi adoptée, à l’unanimité par les 83 députés de l’Assemblée, limite à trois le nombre de mandats législatifs. Initialement, aucune limitation n’était jusque-là prévue pour les parlementaires

La loi portant révision de la Constitution est une première au Benin depuis son adoption en 1990. Les parlementaires ont indiqué jeudi leur volonté de voter rapidement la révision constitutionnelle et une quarantaine d’articles ont été modifiés en un temps record.

Alors qu’en RDC, Kabila et son clan ne cachent plus leur volonté de revenir au pouvoir en 2023, le Bénin fait un pas en avant dans le combat pour la démocratie sur le continent africain, en espérant que la constitution sera souveraine et respectée de tous.

Dans un contexte de crise politique, la révision constitutionnelle crée un poste de vice-président. Il est élu en duo avec le président de la République à la majorité absolue des suffrages lors d’un scrutin à deux tours.

Le nouveau texte aboli la peine de mort et institue une meilleure représentation des femmes au Parlement.

L’organisation d’élections générales (présidentielle, législatives, municipales et locales) à partir de 2026 est également prévue par la présente révision.

Le Parlement béninois est composé uniquement de députés de la majorité présidentielle, l’opposition ayant été exclue des législatives du 28 avril dernier à l’origine d’une crise politique qui avait provoqué des manifestations et des violences avec une dizaines de morts par balles.

Jeudi, l’ancien président Nicéphore Soglo avait invité plusieurs leaders de l’opposition pour définir les actions à mener. “Notre patrie est en danger”, a déclaré l’ancien chef d’Etat (1991-1996).

Le parti des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de l’ancien président Boni Yayi (2006-2016), actuellement en exil, a également fustigé “une révision précipitée et unilatérale”.

Avant d’entrer en vigueur, la nouvelle Constitution doit être validée par la Cour constitutionnelle et être promulguée par le chef de l’Etat.

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